Après le chapitre 5... Voici le sixième ! - Sisi, j'vous jure 8'D-

Après le chapitre 5... Voici le sixième ! - Sisi, j'vous jure 8'D-

[ Bout du chapitre précédent: Les jumeaux embrassent Léo à tour de rôle, devant leur lycée. ]

C'est tout juste s'il n'a pas des étoiles dans les yeux. Ses lèvres à présent écarlates sont encore humides et son teint est d'un rose très prononcé. Un sourire malsain étire sa bouche.

" - Putain... Ca doit être tellement bon de se taper des jumeaux... "

L'expression de Tom me fait redescendre sur terre, descendant de mon paradis. Je regarde Léo d'un oeil percant. Il a gaffé, mais il ne s'en rend toujours pas compte. Il doit être encore tout pertubé, le pauvre amour.

" - Ouais... acquiesce Tom. J'ai une question à te poser au fait, Léo.
- Hm?
- Qui de nous deux embrasse le mieux? "


Je suis "content" que Tom ne se formalise pas de sa gaffe. Il a vraiment l'air d'y être indifférent, ça me rassure, j'ai aucune envie de m'expliquer là-dessus. Malgré ce soulagement, sa question me gêne énormément. Je n'aime pas la façon distante et froide avec laquelle il parle en ce moment, je ne connais pas ce Tom-là.

" - Honnêtement...: Bill. Il y met plus de coeur et son piercing est à se damner... dit-il en me regardant avec un sourire toujours aussi significatif. "

Ce gars me dégoûte. Il a joué au gentil petit homo persécuté, amoureux de son copain et qui lui reste fidèle, mais je me rends compte qu'il n'est pas si innoncent qu'il en a l'air. Je n'apprécie pas du tout qu'il embrasse mon frère délibérément, changeant d'avis brusquement pour dieu-seul-sait-quoi.

Tom se renfrogne et marmonne quelques bribes de mots incompréhensibles, la mâchoire crispée. Je lève un sourcil et récupère la clope qui n'avait pas quitté ses doigts. Je tire la dernière bouffée, arrivant jusqu'au filtre. Je regarde les pupilles noisettes de Tom braquées sur moi, puis lui souffle à mon tour toute la fumée au visage. Il fixe la fumée sortant de mes lèvres entrouvertes d'un air absent.


Je jette ensuite la clope à terre, puis me laisse glisser contre le mur, la tête renversée. Je sens que Léo se penche vers moi et me caresse la joue. Lorsqu'il m'embrasse chastement les lèvres, je me retiens difficilement de l'étrangler sur place. Dans quoi je me suis embarqué, un triangle 'amoureux' ou encore un contrat à vie de machine à embrasser ?!
Je sors mon mp3 avec brutalité et écoute Placebo en tentant de me calmer. Je m'endors petit à petit malgré mes pensées assasines, mais je suis réveillé par une voix familière. Je mets "Because I want You " sur pause et ouvre les yeux sur un Andreas gesticulant.

" - Hébé! Allez Léo, dit moi ce qui s'est passé, t'as les lèvres et la figure assorties à ton sweat rougé pétant XD.
- Demande à Bill... Et Tom ;D, fût sa seule réponse. "


Andreas remarque que mes paupières se sont soulevées avec lenteur. Il me lance une discrète moue compatissante, ses yeux bleux pâle me couvant du regard.. Son regard se tourne ensuite vers Tom qui commençait à raconter les évènements dans les grandes lignes.

« - En gros, on l'a embrassé à tour de rôle. Je dois dire qu'on ne l'a pas raté... Je regrette pas d'avoir séché, dit-il en riant.
- Par contre, moi je REGRETTE de m'être cassé de cours parce que je me faisais du souci pour toi, je tranche.»


Andreas reporte son attention sur moi, m'expliquant qu'il a essayé de sortir à son tour, mais que le prof d'allemand n'a pas été tellement d'accord et a verrouillé la porte à clef. Je souris un peu à cette anecdote, mais me renfrogne rapidement en voyant les yeux de Tom rivés sur moi. Il attendait patiemment qu'Andreas ai fini de parler pour me demander avec un air plus qu'étonné :

« - Tu t'es fait du souci pour moi ?! me demande-t-il, reprenant mes mots.
- A ton avis, pourquoi je suis là ?! Personne ne t'a vu de la matinée, à part moi bien sûr !
- Simplement pour ça ?! s'étonne-t-il toujours.
- T'es mon JUMEAU ! »


Je bouillonne de rage, je sens que mes joues et mes oreilles commencent à s'embraser. Ca me tue de devoir me justifier, même sur la chose qui m'est la plus sacrée.

« - Oui, et ? dit-il en levant un sourcil.
- Je sentais que ça allait pas fort. Mais bon, ça va mieux apparemment, puisque les amis de tes « MEILLEURS AMIS » sont aussi tes amis, et plus si affinités... ! ironisais-je.»


Andreas a l'air complètement perdu. Il me tient la main et essaye de m'apaiser en voyant que je commençais à être de plus en plus déstabilisé, sans résultat. Je fusille Tom du regard, tandis que celui-ci ré-ajuste son bandeau tranquillement, pour ensuite déclarer :

« - Je vois. T'es jaloux, hm ? Tu peux l'embrasser une fois de plus Léo, tu sais, siffle-t-il. C'est lui qui est venu me draguer alors que je réfléchissais tranquille avec ma clope. Le reste, tu le devines vu que tu me connais si bien... »

Léo ouvre grand ses yeux sombres et un éclair d'appréhension trahit ses prunelles innocentes, me certifiant les dires de Tom. Je les regarde tous le deux, tour à tour, jaugeant leurs actes mutuels. Je finis par dire, fuyant la confrontation.

« - Je m'en passerais, Tom. Les connards, très peu pour moi, je crache. Tu viens Andreas, ou tu restes ? dis-je tout en me levant avec nos mains toujours liées.
- J'te suis ou tu veux ! répond-il avec un sourire éblouissant. »


Je me redresse donc dans ma totalité, la tête pourtant toujours baissée pour récupérer mon sac. Lorsque je la relève, je jette un dernier regard noir à Tom. Je commence donc à m'éloigner de la grille, toujours main dans la main avec Andreas. Je ne peux pas m'empêcher de me retourner une dernière fois, pour couver du regard ce dreadeux aux airs de gros dur.

Nous marchons simplement, sans rien dire. On arrive au centre ville, sans vraiment y avoir réfléchi. On rentre dans un Mcdo d'un accord visuel commun, pour commander et s'asseoir à une table dans les minutes qui suivent. Le blond relève ses yeux d'un bleu délavé vers moi.

« - Raconte moi.
- J'avais peur pour lui... J'arrivais à penser à rien d'autre que ce qui pouvait lui arriver... Alors j'me suis cassé du cours. Je l'ai cherché dans le lycée, puis après j'suis sorti. Je l'ai vu avec Léo en train de s'emballer à pleine bouche, plaqué contre le mur. Ca m'a fait mal.
- Hm, acquiesce-t-t-il.
- Léo m'a provoqué en me demandant si j'me sentais pas trop seul, alors je l'ai embrassé aussi. Plusieurs fois comme ça. Tom, puis moi, et encore Tom. Léo a un goût formidable, mais assez éphémère. On s'est aussi engueulés avec Tom. C'est tout. »


Il n'a eu aucune réaction particulière. Il a simplement hoché la tête et replacé une mèche qui tombait sur ses yeux. Je tourne nerveusement la paille dans mon coca-cola quelques secondes, avant de déclarer quelques secondes plus tard.

« Je suis dégoûté que Léo ai fait ça... A mort. Pourtant, il n'y a aucune raison valable...
- Tu sais.... Je crois que je comprends ce qui se passe... Mais je suis pas sûr.
- Dis toujours, je l'encourage avec un pauvre sourire. »


Il me regarde avec un air peu sûr de lui, puis réponds à mon sourire. Ensuite, il débute son hypothèse.

« - Je crois que Tom et toi vos relations ont un peu dérivé en ce moment. Vous avez énormément besoin l'un de l'autre, ça se voit. Il éprouve toujours le besoin de te taquiner, de t'énerver, de te faire réagir, que ce soit en mal ou en bien, et c'est pareil pour toi. A présent il te considère presque comme un amant, et je pense que au fond tu t'y es fait. Tu t'es accommodé à ce nouveau rôle inconsciemment.
- ...
- Je crois que pour compenser ce manque de complicité purement fraternelle entre vous tu t'es d'autant plus rabattu sur ce nouveau statut. Pour finalement en être presque persuadé. Au fond, peut être que tu le vois déjà comme un amoureux, même si dans les faits il ne l'est pas du tout et que tu ne serais pas d'accord de toute façon. C'est pour ça que tu en veux à Léo et que tu l'as embrassé pour essayer de l'éloigner de Tom. Parce qu'il se serait tapé ton copain... Après, tout ça c'est que des hypothèses, hein... conclut-il, gêné. »


Je crois qu'il a vu juste, pour ne pas dire parfaitement juste. J'ouvre de grands yeux étonnés, puis un large sourire s'épanouit sur mes lèvres, malgré mon amertume récalcitrante. J'ai l'impression d'être normal... comme si mes sentiments et mes actes divers et désordonnés étaient compréhensibles, et humains de surcroît ! Bref, s'il n'y avait pas eu de table et deux big macs entre nous deux, je lui aurais sauté au cou sur le champ.

« - Ton sourire éblouissant et craquant signifie-t-il que j'ai raison ?
- Merci Andy... <3. Tu me sauves.
- Honnêtement, reprend-t-il. Il n'est pas net ton Tom. Vraiment. Il te couve quelque chose de pas mal je pense. Mais ça tu le sais certainement mieux que moi. Je pense que ça ne date pas d'hier, il a l'air super doué pour faire semblant... »


Je baisse les yeux. J'avais déjà pensé à ça. Je ne voulais pas être devant le fait, et toujours maintenant d'ailleurs. J'ai peur de me rendre compte que je ne le connais pas si bien que ça, que je l'aurais négligé à mes dépends. Tout, mais pas lui... J'aurais tellement voulu l'épargner de la vie.

« - Il ferait une bonne fille, dis-je nerveusement. »

xXx

Hm, je sais, suite complètement naze :s:s. Désolée, mais j'ai vraiment pas la tête à écrire en ce moment ^^'. Ou plutôt pas le temps, du tout... Laissez moi vos avis, hein!

Je m'efforce de trouver le tps... mais vrmt super dur... je fais tout mon possibeul xS. Je vous promets que je la poste le plus vite possible... !
<3333

Je vous aime, vous savez ça ? XD
B'zouxxxxx!

So'

# Posté le lundi 28 janvier 2008 09:27

Modifié le mercredi 13 février 2008 09:51

J'vous présente -en retard, certes mais quand même!- l'chapitre nummer 7! :D EDIT

J'vous présente -en retard, certes mais quand même!- l'chapitre nummer 7! :D  EDIT

[ Bout du chapitre précédent: Je baisse les yeux. J'avais déjà pensé à ça. Je ne voulais pas être devant le fait, et toujours maintenant d'ailleurs. J'ai peur de me rendre compte que je ne le connais pas si bien que ça, que je l'aurais négligé à mes dépends. Tout, mais pas lui... J'aurais tellement voulu l'épargner de la vie.

« - Il ferait une bonne fille, dis-je nerveusement. » ]


Andreas rit nerveusement, formant des poches sous ses yeux pétillants. Il a un sourire entendu, mais toujours assez taquin lorsqu'il me répond:

" - Je crois que tu n'as pas tort. Tu sais Bill... Il faut vraiment que t'y réfléchisses mieux... "

J'hoche religieusement la tête, tout en fixant les lacets sales de mes adidas éreintées par les deux jours sans nettoyage intensif. On discute encore tous les deux un long laps de temps, puis sortons du fast food mollement. On déambule dans la ville, en parlant de choses sans importance. On est très fort pour ça avec Andreas j'ai remarqué.

Mes pensées sont pourtant toujours tournées vers Tom. Ce jumeau complexe, mais pourtant si attachant. Je me demande quel sera son comportement ce soir. J´appréhende énormément. Pour moi, son comportement laisse toujours aperçevoir ses pensées les plus profondes.
Une moue soucieuse trahit mes pensées : Andreas m'offre un sourire réconfortant, en m'assurant une fois de plus en me répétant que tout va bien se passer. Quand à moi, je ne peux qu'hocher la tête, celle-ci encore remplie à ras bords d'illusions.


Illusions bien vite désillusionnées lorsque je franchis la lourde porte de la maison Kaulitz-Trümper, pour l'apercevoir avec Léo. Ce dernier est assis à ma place, buvant dans un bol ou trône mon prénom en lettres capitales. Cette vision me brûle, me dévore de jalousie et d´un sentiment de trahison. L'impression d'avoir été comme remplacé.
Tom ne me remarque toujours pas, discute joyeusement avec celui à qui j'accordais précedemment ma confiance. Je suis toujours figé devant ce spectacle, la porte encore béante. Enfin, Tom se retourne et son attitude balayée de lover décontracté fait place à une panique criante.
Ses yeux se sont foncés, sa posture s'est cripsée. Léo, qui était assis dos à moi s'est retourné brusquement devant l'expression de Tom. Il me toise de ses yeux sombres. Je me remets lentement à réfléchir et à reprendre le contrôle de mes mouvements.

Je réussis donc à claquer la porte violemment avant d'aller me cloîtrer dans les remparts de mon lit. Je sens que Tom n'est encore pas prêt, ni disposé aux longues explications dont j'aurais besoin. Sa perdition saute aux yeux et ça me fait horriblement souffrir.Je me recroqueville sur moi même et commence à m'envoler vers des pensées plus légères. Je rêve paisiblement, des rêves doux et sereins. Durant ce repos factice, je me suis même imaginé sentir les lèvres de Tom appuyer un baiser sur ma joue endormie.


Je ne sais pas combien de temps j'ai dormi. Longtemps je pense. Je m'étire paresseusement, les yeux encore clos. Mes paupières s'ouvrent paisiblement et je commence tout doucement à me réveiller. Soudain, je sens une douce chaleur figée auprès de ma paume. Je tourne doucement la tête. Tom est là. Ses yeux sont grand ouverts, me dévisageant. Je le fixe, pour me rendre compte que -MERDE!- je me suis couché habillé, ainsi que maquillé. Je grogne, puis regarde l'heure, qui me saute au visage.

1o:o9AM. Je m'agite, gesticule, m'extirpe du lit. C´est la panique la plus totale, et pour cause : j'avais cours à 7:45AM ! D'humeur massacrante; je lance à mon frère tout en saccageant mon armoire en cherchant LE jean du jour. Il est pourtant bien présent, son image en couleur et relief est claire dans mon cerveau, mais au rang des absents dans ma penderie.

" - TOMMM ! On avait cours à 7H45AM ! Bouge toi, MERDE ! "

Et cet abruti me rit au nez avec un bouille toutefois attendrie. Il se lève doucement et me prend par les épaules pour m'empêcher de bouger, dressé face à moi.

" - Bill...Calme toi. On est samedi aujourd'hui, t'as pas oublié ? me dit-il d'une voix posée et sans animosité.
- Oufffffff. Putain... je soupire. "


Je me calme immédiatemment, un sourire amusé aux lèvres. On a changé de lycée un jeudi, ça m'a complètement embrouillé je crois. Il me rend mon sourire, puis me souffle d'un air presque tendre:

"- Ecoute, va te démaquiller, te laver, toussa, je vais préparer le p'tit dej'. Tu dois crever de faim. "


xXx

J'ai HONTE p'taiin >_<". Il est encore pire que le précédent, mais j'arrive pas à le faire mieux... Je reviendrais faire le commentaire dessus plus tard ^^'. Sur ce, je vous fais plein de bizoux!

So'



EDIT:


Je suis en allemagneeuuuh! C´est trop bien je vais au lycée, même pendant les vacances XD... Je me mets tout doucement à l´apprentissage du clavier germanique :).
Tout ca pour vous dire que NON je n´abandonne pas cette fiction! J´ai encore moins de temps que d´habitude et plus d´pc dans ma chambre. Le reste des pc a un mot de passe, je n´y ai donc pas accès à volonté. De plus, la flemme se fait sentir lourdement et pas que sur ce blog...

Sinon? Je vous aime... Merci d´être encore là, malgré que je ne poste plus régulièrement. <333

MOITIÉ DU PROCHAIN CHAP´ ECRIT! :D

# Posté le mercredi 13 février 2008 09:49

Modifié le vendredi 29 février 2008 08:33

Mon "grand" retour x), avec le chapitre 8 sous le bras ;D ET LA FIN DU 7 EN PRIMEUUHH XD. PLUS UN RACONTAGE INUTILE DE MA TRISTE EXISTENCE ^^&acute;

Mon "grand" retour x), avec le chapitre 8 sous le bras ;D ET LA FIN DU 7 EN PRIMEUUHH XD. PLUS UN RACONTAGE INUTILE DE MA TRISTE EXISTENCE ^^&acute;


[ Bout du chapitre précédent:

Je me calme immédiatemment, un sourire amusé aux lèvres. On a changé de lycée un jeudi, ça m'a complètement embrouillé je crois. Il me rend mon sourire, puis me souffle d'un air presque tendre:

"- Ecoute, va te démaquiller, te laver, toussa, je vais préparer le p'tit dej'. Tu dois crever de faim. "
]


Ende von Kapitel Nr. 7:

Sans demander mon reste, je file à la salle de bains avec une serviette et un caleçon sous le bras, non sans avoir jeté un dernier regard à Tom pour m'assurer de son état mental. Il a du prendre un coup de jus avec son café avec ce cher Léo hier soir dieu-sait-comment, je ne vois que ça.

La pièce d'eau sera donc embuée en totalité la demie-heure suivante. Je m'efforce d'effacer le maquillage coulé et de me laver les cheveux paisiblement. En sortant peu vêtu, je me demande une fois de plus ce que je dois penser de ces histoires. Je marche vers la cuisine, où Tom est déjà attablé. Je chasse les souvenirs d'hier et m'assois devant mon bol, en face de Tom. Le mien. À moi tout seul! Pas au premier connard et profiteur venu...
Merde. Tom ou le bol?!

Je secoue la tête, pour remarquer quelques secondes plus tard que Tom me fixait. Il me sourit d&acute;un air étrange et me désigne du regard une assiette au centre de la table. Des tartines. Oui, et? Je lève un sourcil après avoir demandé:

" - Bah alors? T'es malade pour pas toucher à tes tartines ? "m&acute;amuse-je.
- "Tu sais bien qu'elles sont pour toi, Bill... me dit-il d'un air presque triste."


Il se reprend une nano-seconde plus tard, en me lançant un sourire encourageant et en poussant l'assiette vers moi. Il rit de ma moue surprise de son adorable intention. Je sautille dont gaiement vers lui pour venir l'étreindre brièvement, de la même façon dont on se salue entre amis en Allemagne.

Sans autre forme de cérémonie, je dévore avec amour les tartines faites de la main de mon frère. Toutes les demi-minutes je m'arrange pour le détailler le plus discrètement possible. Je trouve que ses traits commençent à changer. Il mûrit, je crois. Ou alors ce sont des cernes qui se creusent sous ses yeux rieurs et le manque de nourriture qui attaque ses joues qui me donne cette impression? Il ne remarque même pas que je le fixe, les yeux rivés sur la tartine qui entre et sort de ma bouche ou encore sur une des mèches humide perdue dans ma nuque.

" - Toom ?
- Biiiill ?
- Je peux te parler ? "


Je sens qu&acute;il se crispe, malgré qu&acute;un sourire reste figé sur son visage et que ses yeux pétillent toujours autant.

"- Et là, t'en train de faire quoi? " se moque-t&acute;il gentiment.
- " Sérieusement, je voulais dire.
- Dans ce cas... " sourit-il.


Il s'accoude plus franchement à la table, puis me questionne du regard. Je n'ai pu rien dire de ce que je m'étais imaginé utopiquement sous les volutes de vapeur. J'ai seulement réussi à rougir et bégayer en inventant une question bidon. Question pourtant pas dénuée de sens.

"- P-p-pourquoi Léo était là hier? "

Il soupire, fronce les sourcils.

"- Il n'est pas le gay profiteur et fausse victime que tu t'imagines, Bill. Il a juste des pulsions, comme toi et moi." Il marque une pause. " Lorsqu'on s'est embrassés,- "

Je réprime un frisson. Dégoût ou plaisir?

" -que ce soit avec moi ou à tour de rôle, ce n'était pas vraiment un coup prémédité contre toi ou moi, tu sais. Ca s'est fait, tout simplement. Il m'a dragué parce qu'il me trouvait mignon et aussi parce qu'il avait soit-disant une mission à accomplir vis-à-vis-à-vis de quelqu'un", m'explique-t'il avec patience.

Je vous présente la cerise sur le gâteau! Ce connard, et je pèse mes mots, se sert en plus de ma propre souffrance pour assouvir ses putains de passions douteuses! Tout ça me fait franchement rire jaune, ainsi que toute la palette de teintes de l'arc-en-ciel. De plus qu'il en a aussi profité pour me provoquer moi, pour parvenir à ses fins libidineuses! Je craque, mais le cache soigneusement. Tom ne compendrait pas. Je me contente donc de me mordre la lèvre et d';hocher la tête mollement avant d&acute;ajouter.

" - Okay. Mais laisse- moi quand-même le droit de rester sur mes gardes avec lui...
- D'accord."


Il m'envoie une moue mi-triste, mi-boudeuse, à laquelle je renvoie un sourire aussi brillant que possible. Putain, qu'est-ce que je l'aime mon frère.




Kapitel Nr. 8:

Deux semaines ont passé depuis ce premier samedi en tant qu'élèves dans ce nouveau lycée. Notre -ou plutôt son!- petit manège n'a cependant pas cessé, même s';il s'atténue légèrement. Je m'étonne toujours que personne n'ai encore deviné notre lien de parenté. On se ressemble, pourtant! C'est ce me je me dis silencieusement lorsque je dessine avec application un personnage aux traits familiers au dos d'un polycopié de biologie sans importance. Nous avons un visage presque similaire, mais pourtant des caractères si différents, malgré qu'on soit sur la même longueur d'ondes...

La sonnerie interrompt mes rêveries, ainsi que mon "art". Je me lève doucement, puis attend Andreas quelques secondes. Nous nous sommes vraiment énormément rapprochés et lui seul m'aide toujours dans mes histoires avec Tom. Je tiens beaucoup à ce blond aux yeux azur pâle et au coeur d'or.
Je ne me suis pas seulement rapproché d'Andreas, mais aussi de Tobias. Il s'est révélé très attentif et toujourst sincère, malgré qu'il tente de séduire toute la population gay du lycée. Une façon, je pense, de se remonter par rapport à sa propre estime et de tester ses limites. Je l'aime beaucoup. J'ai eu d&acute;ailleurs l'occasion de remarquer qu'il est assez fragile et sentimental, ainsi que très attachant.Il faut dire que je suis bien entouré, tous les deux sont très tactiles et chaleureux.

On descend donc les escaliers pour retrouver quelques amis hétéros, eux, ainsi que Tobias, Tom et toute sa clique. Auquel se sont rajoutés quelques gays qui fantasment sur les lèvres ainsi que sur le reste du corps de mon jumeau "caché". Une fois dehors, à l'air frais d'Allemagne, on se pose sur un tout petit muret un peu éloigné du reste du lycée. Tobias est toujours collé à moi, à chercher des câlins et des bisous, comme à son habitude.


Je suis donc assis sur le fameux mur, les jambes écartées, Tobias en leur centre. Celui-ci caresse délicatement mes cuisses sans y penser, comme pour me réchauffer gentiment. Sa tête m'arrive au niveau du menton et je remarque qu'il a assez de mal à ne pas fixer ma bouche lorsqu'on discute. Il se penche, pour enlacer mon torse et s'y coller comme un enfant. Un sourire attendri prend place sur mon visage et je dépose ma main sur sa nuque, que je caresse tout doucement et avec tendresse. Je ne remarque pas tout de suite que Tom n'avait pas l'air très heureux de cette proximité.

Tobias s'est redressé et me fixe à présent de ses yeux d'un marron très clair, ton caramel. Péché de gourmandise lorsque je me réfugie dans leur douceur agréable, appréciant par avance du regard la texture soyeuse de cette sucrerie aux allures divines. Je divague. Je n'ai pas aperçu de la teinte d'espoir qui a courbé la commisure de ses lèvres lorsque j'observais ces pupilles orangées avec l'air ailleurs.

Je le vois simplement se rapprocher de moi, alors que je fixais Tom quelques mètres plus loin. Je détaillais Tom, pour être plus précis. Tobias était jusqu'ici les jambes écartées et le dos assez recourbé, si bien que malgré qu'il ai un ou deux centimètres de plus que moi il reste à la hauteur du bas de mon visage. À présent son propre visage est presque en face du mien. Il pose ses mains à plat sur mes cuisses, ne me lâchant pas une seule seconde du regard. Dieu ce qu'il est beau.

Une de ses main lâche ma cuisse et vient épouser la forme de ma joue, tout en douceur. Il se rapproche toujours plus et son regard lâche mes pupilles pour venir fixer mes lèvres avec envie. C'est là que je comprends brusquement, mais ne fais pourtant rien contre l'ébauche de chemin de sa bouche vers la mienne. Ma main n'avais toujours pas lâché sa nuque et jouais toujours avec ces cheveux acajous.

J'effectue une légère pression sur sa nuque, lui donnant en quelque sorte le feu vert. Ses yeux pétillent, puis instant plus tard ses lèvres entrent en contact avec ma bouche. D'abord on s'effleure juste, butinant simplement l'autre avec une infinie douceur. Je savais bien que c'était un romantique ce Tobias et je trouve ça adorable. Il commence à redessiner le contour de mes lèvres avec le bout de sa langue, pour venir s'engouffrer peu après entre mes lèvres légèrement entrouvertes.
Je souris contre sa bouche, il est vraiment trop mignon. Je viens taquiner sa langue de la mienne, jeu contre lequel il se défend particulièrement bien. C'est Tobias qui met fin au baiser avec un air plus que satisfait. En guise de conclusion, il redépose une dernière fois ses lèvres sur les miennes dans un baiser bref mais appuyé.

Je commence lentement, mais très sûrement à reprendre contact avec la réalité. Un baiser veut toujours dire quelque chose. Que ce soit une envie, du désespoir, ou un sentiment. Je ramène mes deux mains à la nuque de Tobias, puis dirige ma bouche à son oreille, pour lui souffler très lentement et d'une voix charmeuse:

" - Tobi... Qu'est- ce que signifie ce baiser?
- Quelque chose comme 'Je veux être avec toi, Bill '..." me répond-t'il de la même façon.


Je souris contre son cou, puis en guise de réponse dépose une myriade de baisers sur sa clavicule, puis retroune à son cou, monte à sa mâchoire, pour enfin rencontrer ses lèvres que je traite de la même façon avant de m'éloigner de lui. Il sourit, rayonnant, avant de me demander :

" - Je dois prendre ça comment ?
- Comme un 'je ne suis pas contre';... "


Son sourire s'agrandit encore plus, si c'était encore possible. Je lui souris à mon tour, puis le regarde avec douceur, mes mains toujours placées dans sa nuque, que je masse tendrement de mes deux pouces.
Je relève un peu la tête, pour apercevoir que quasiment toute la cour nous fixait d'un air...éberlué. Les filles trouvaient sûrement ça "Trop mimiiii", mais restaient un peu tristes quand même pour celles qui espéraient encore que l'unde nous deux devienne un hétéro pur et dur. Les gays, eux, bavaient, Andreas y compris je remarque avec un sourire. Bien sûr, il y a aussi ceux qui s'en foutent et des homophobes qui sont dégoutés.
Et mon coeur se serre. Tom est parti.

C'est Andreas qui se rapproche de nous, avec un sourire énorme. Il nous regarde, puis frappe frénétiquement dans ses mains.

" - J'suis troooooppp content pour vous les gars ! Vous êtes trop chou ensemble... Et chexyyyyy! "conclut-t';il

On le remercie d'une même voix, et je ne peux m'empêcher de penser à Tom. J'aurais aimé qu'il soit heureux, mais selon les circtonstances, je crois que je n'ai même pas le droit d'espérer. Andreas s'excuse auprès de Tobi, il doit lui " emprunter son chéri deux minutes ". Je souris à ses yeux caramel et lui envoie un baiser avant de me laisser entraîner par le blond.

" - En voyant ta tête, t'as du remarquer que Tom s'est barré... " me dit- il avec douceur.

J'hoche la tête, étouffe un soupir

" - Je l'ai vu venir et j'avais déjà vu que Tobias s'intéressait à toi. Alors vu comment Tobias commencait à passer à l'attaque, jai bien observé les réactions de Tom. Je savais que tu pourrais décrypter-
--Merci Andy...
- De rien. Je disais donc. Au début, il se grattait juste le coude en te regardant et en faisant genre de disctuter avec le gay qui le colle. Au fur et à mesure, il a commencé à s'agiter: remettait sa casquette, arrangeait ses dreads, se grattait la nuque.
-Hmm. Continue.
- Je crois que ca va t'intéresser... Qund Tobias avait le visage à ton niveau, il s'est mordu la lèvre bien fort. Et quelques secondes plus tard, il a commencé à dévisser et revisser les boules de son piercing. J'ai trouvé ca super space..."


Devant mon expression, Andreas a compris que cette mimique ne valait rien de bon. Mon sourire déjà un peu retombé devant l'absence de Tom, s'affaise complètement. Andreas me regarde avec un air gêné, mais rempli de douceur. Il me prend doucement mais avec fermeté par l'épaule et me fixe droit dans les yeux.

"- Bill.
- Hm?
- Je... Je crois que Tom est amoureux de toi. "


Je secoue la tête. On est jumeaux.

" - Non. On s'aime trop, tout simplement. Mais comme des jumeaux. J'ai réagi aussi mal lorsqu'ila embrassé Léo.
- Bill... Tu le sais aussi bien que moi. Je ne suis pas choqué, j'ai mis du temps avant d'arriver à cette conclusion. Je trouve que vous êtes très beaux tous les deux, normal que l'attirance puisse déraper. "


Je secoue la tête, mais avec moins de conviction.

" Écoute, on en reparle plus tard. Sois heureux, okay? Si Tobias remarque que quelque chose cloche, dit lui que tu es un peu triste que Tom ne t'ai pas souhaité du bonheur ou serré dans ses bras. Une merde dans le genre, qui n'est pas totalement un mensonge, ni une vérité.
- Andy... Je sais pas comment te remercier... T'es un véritable ami, et je -.
-Ne dis rien", me coupe-t';il, " je n'ai pas terminé. Je dois te dire suis quand même un peu dégoûté de ne plus pouvoir être proche avec toi comme avant. J'amais bien notre amitié un peu ambigue et tes bisous. Tu vas me manquer Billou, même si je ne suis pas amoureux de toi" plaisante-t';il.
- Toi aussi tu vas me manquer... Beau blond."


On rit ensemble et échangeons une brève étreinte pleine d'affection l'un pour l'autre. Je vais ensuite rejoindre Tobias, qui discutait avec Léo. Je grogne, ce qu'Andreas remarque et me répond avec une moue compatissante. Il me désigne mon chéri du menton, m'incitant à aller le voir et faire fissa de mon vieux coup de coeur brun. Je m'avance dans le dos de Tobi, face á Léo. J'enlace son torse de mes mains fraîches que je glisse sous son sweat et son t-shirt. Je caresse sa peau halée et dépose mon menton sur son épaule après avoir embrassé la carnation de son cou. Je me colle ensuite plus franchement à lui, me serre contre sa chaleur. Il frissone d'aise lorque je respire aux environs de sa nuque.

Je me concentre mentalement sur les souvenrs du baiser que j'ai échangé avec Tobi, des confessions d'Andreas, des bons moments inoubliables passés avec Tom que même Léo ne pourra pas retirer. Je décide de faire plaisir à Tom, à son...souvenir. Deux semaines que je suis froid avec Léo, que je ne lui adresse même plus la parole malgré nos amis communs. Je redresse la tête et regarde ses yeux sombres bien en face, puis lui lance un regard désolé.

" - Salut Léo..." dis-je avec un petit sourire.
"- Bonjour Bill" répond-t'il poliment.
"- Écoute... Je voulais m'excuser pour ces dernières semaines. Je t'en voulais énormément, parce que j'avais l'impression que tu m'avais trahi, trahi nos promesses. Et surtout parce que je pensais que tu voulais m'éloigner de Tom. Mais j'ai réfléchi, je ne comprend pas pourquoi j'ai été autant énervé le jour de la grille... Tom et moi on est... "


J'ai envie de prendre un nouveau départ, de repartir sur de nouvelles bases. Envie de ne plus dépendre du contact et du regard de mon jumeau, de reprendre sur des bases plus fraternelles et pas...libidineuses. Je me mors la lèvre et continue, j'expliquerais à Tobi plus tard:

" Meilleurs amis, super proches, etc... Mais je me prend compte que j'ai pas le droit de t'en vouloir. Il se lie d'amitié avec qui il veut, et je n'ai à m'en mêler... Je m'excuse, après t&acute;en fait ce que tu veux."

Je coule un regard vers Andreas. Il a l'air très heureux et fier de moi, il me fait même un clin d'oeil en guise de félicitations. Je sens que Tobias lève une main vers moi, tâtonne pour trouver ma joue. Il retire ensuite sa main et il dépose suite un bisou sur celle-ci, puis reviens déposer ce baiser virtuel sur mon visage. Léo me sourit à son tour, puis me répond d&acute;une voix sereine, mais peu vaillante:

" - Je comprends, Bill... Je n'ai jamais eu de... hm... meilleur ami aussi proche, alors je ne savais pas que ca pouvait faire aussi mal... Je suis désolé si ce jour là tu l'asmal pris, je ne voulais pas briser nos promesses, mais faire dans la continuité...Ce que je ne vous avais pas dit, c'est que ce jour là -comment dire- quelqu'un à qui je m'étais donné corps et âme m'a laissé. 'est pour ca que j'étais en retard et mal en point. J'ai voulu tester mes... capacités. Je suis désolé. Je m'excuse du mal que je t'ai fait. "

OhmeinGott. L'information codée arrive à mon cerveau par bribes. Si il a embrassé Tom et moi, c'était parce qu'il était désespéré et non pas en manque. Son chéri l'avait largué le matin même, par texto ou par téléphone sûrement. Son premier mec, sa révélation, qui a dû lui prendre sa virginité et dont il était amoureux. Il a voulu tester son "pouvoir de séduction" en chauffant Tom et se sentir aimé en nous embrassant. Et le jour d'après, quand je l'ai trouvé chez moi, c'est qu';il avait dû se confier à Tom. Je me dégoûte.

" - C'est pas grave, Bill. J'aurais du t'en parler avant, t'expliquer. Tout est de ma faute, je-
- Arrête. Merci d'avoir tenu tes promesse et conservé le secret. Si je ne me devais pas de profiter de mon chéri, je t';aurais fait un câlin de réconciliation, mais dans ces circonstances... " dis-je en riant.


Il me sourit, d'un air soulagé. Mais soudain, quelques minutes plus tard, alors qu'il félicitait Tobi et moi et nous souhaitait bien du bonheur et tout le reste, un éclat d'inquiétude passe dans ses pupilles d&acute;un vert sombre et il ajoute précipitemment :

" - Merde! J'ai zappé! Je te conseille d'aller vite voir Tom, il se sentait pas bien, il m'a dit qu'il allait aux toilettes et il s'est cassé en courant. Les cours reprennent dans cinq minutes, je dirais au prof que t'es parti vomir si tu veux. "

Battement de coeur.
J'hoche la tête vers Léo, serre fort Tobi pour me donner du courage, jette un regard paniqué à Andreas et court vers le bâtiment sans prêter attention aux cris des autres.

X...X...X...X...X...X

Voiciiii le nouveau chapitre! Je l'ai fait pas tellement assez long pour ne pas découper l'action d&acute;après, qui est assez importante, j'suis dsl. Je suis tellement contente d'avoir retrouvé la motivation et l'inspiration... Tellement que j'ai dompté le clavier allemand :DD.J'ai pas l'habitude de prévenir pour les suites, mais là je vous le dois bien x), je m'en vais donc sur vos blogs!

[Des suggestions? Par exemple sur la police, la taille?]


Et j&acute;ai une question aussi! Dans cette fiction, quelle est votre perso préféré après ce chapitre? Et pourquoi si possible :D

EDIT du matin!:
Je ne vais pas bien... Pas bien du tout même. Vomir tellement j'ai mal..

[ ... ]
Qu'est-ce que que vous êtes allé vous imaginer? ^^'


J'ai bel et bien une putain de gueule de bois XDD. En quel honneur? Ma dernière soirée en Allemagne. Je tiens à préciser qu'à le base je n'étais PAS sensée terminer torchée après trois bières et deux-trois verres de vodka ><". Mon pauvre petit foie de fille innocente n';a pas été outre-mesure aidé par le fait que je n'avais quasiment rien bouffé de la journée et que je tombais de fatigue. J'suis donc partie me coucher à deux du matin, laissant les compatriotes entres eux. Je me dois de vous dire que j'ai quand même traité un sexy allemand de trois ans de plus que moi[ qui a essayé de me tirer les vers du nez toute la soirée pour que je lui dise si je le trouvais mignon ^^'] de:

- gay
- alcoolique
- toxico ( 'fait genre qu'il éprouve le besoin de fumer toutes les 6 minutes chrono ><)
- con mais poli [ l'autre gars était intelligent et tres malpoli XD ]
Et le mieux...
- d'avoir une coiffure de, je cite, " tecktonick killeuuurrrr"

Il se sont bien foutus de ma gueule au moment où on regardait un match de boxe et une vision s&acute;est imposée à moi : J'aime trop ton boule, la chanson des gays de Mickael Youn... Je peux vous dire que je me suis mise à rire... J'en pouvais plus XD.
Après il y a eu le clip de DDM qui est passé sur VIVA.J'ai donc fait une inteprétation avec l&acute;allemand à la crête, qui déteste Tokio Hotel mais qui -OH COMMENT CE FAIT-CE?- connaît la totalité de la chanson par coeur , tout en avec en prime un immense sourire scotché sur ma gueule ... Je vous raconte pas la honte, vu que j'étais déjà pas mal entamée.
J'ai eu aussi droit à de la vodka Redbull... C'est ca qui m'a achevé je crois. Sucré et trop bon. En plus ca m'a fait penser au jumeaux ^^'.Bref, je suis montée ensuite, en sachant que je ne les reverrais plus jamais.

Je me suis réveillée à six heures, pensant naivement que " Oww, c'est encore la nouiiit XDD ", pour me démaquiller et me mettre en pyjama. Inutile, puisque je 'ai jamais réussi à me rendormir. J&acute;ai écouté le live d'An deiner Seite. Et vous savez quoi? Il y avait une tempête dehors [depuis samedi] et je ne supportait pas la nuit (et l'alcool XD).
J'ai donc laché une mini larme su le " wenn sich den Sturm nicht mehr legt und du die Nacht nicht mehr erträgt, ich bin da wenn du willst. Ist ganz egal, wo du bist." Je me sens comrme Bill dans Kaulitz vs love vs Tief, je guette chaque moment, profite de chaque seconde avec cette familel allemande. Espère de totu mon coeur qu'ils me demanderons de revenir...
Je suis inutile XD.

J;invente des blagues quand je suis bourrée, vous le saviez? Voici ma révélation de la douche matinale :
Cyclope-> Six clopes. [ mais toujours qu'un seul oeil XD]
Naze.

Je n'ai plus de lentilles. Nerf. Sinon, je vais aller au musée du chocolat de Köln sans rien pouvoir manger parce que j'ai la gerbe. J'ai plus qu 'à aller me foutre sous le métro dès mon retour à Paris XD.

Sur ces bons mots, je voulais vous remercier pour vos com&acute;sur ce chap <33. Ca se sent que je l'ai écrit un jour de tempête, je crois ><". Préparez vous bien pour le prochain, fans de Tom! Et j'annonce: dans quelques prochains chapitres: LEMON x). Mon premier d&acute;ailleurs, tirez en vos conclusions. L'ambiance de la fic'changera un peu, vous allez vite comprendre. Je ne le veux pas, alors je réecris le chap plusieurs fois. Sinon la fic va carrément tourner au Angst et ca je ne veux pas du tout.

ET SURTOUT, ME PRENEZ PAS TROP EN PITIÉ XDD.








J'vous bisouille toutes!
<33

Pix: Bill et les flocons de neige prise sur une fic &acute;à couper le souffle et le sens des réalités... Réalité onirique <3

So'


# Posté le vendredi 29 février 2008 08:31

Modifié le mardi 04 mars 2008 12:59

Ze chapitre pas trop pour les fans du calamar ;D. [ MAIS AVIS AU MASOS XD ] Pas tapeyyyy *-* T__T

Ze chapitre pas trop pour les fans du calamar ;D. [ MAIS AVIS AU MASOS XD ] Pas tapeyyyy *-* T__T
[ Bout du chapitre précédent: J'hoche la tête vers Léo, serre fort Tobi pour me donner du courage, jette un regard paniqué à Andreas et cours vers le bâtiment sans prêter attention aux cris des autres. ]

Je me dirige vers les toilettes du bas, là où il va généralement. Personne. Je monte donc vers celle du haut, ou il y a toujours peu de monde. Je cours, dévale les escaliers et me précipite vers la porte. Je la pousse doucement. Je m'avance vers les toilettes du fond, ou des reniflements se font entendre.
Mes entrailles se tordent, j'avance. Sa douleur m'atteint de plein fouet et je repense aux mots d'Andreas `Je... Je crois que Tom est amoureux de toi ' . Je toque doucement à la porte, elle n'est pas fermée. Je pousse sa paroi froide. Je l'ouvre d'un seul centimètre ou deux, et me faufile. Je réprime un sanglot, une exclamation, un cri. Il est en train de pleurer, un doigt au fond de la gorge et la tête posée sur la cuvette. Je pose ma main sur lui, mort de peur. Il sursaute, puis s'arrête de sangloter. Il n'arrive pas à vomir, ses sanglots redoublent de force.

" - B-B-B-Bill... Pourquoi? Je ne t'en don-n-n-ais pas a-s-s-sez de l'amour, moi ? Je t'aime... Putain... J'ai mal. Je me dé-t-teste... "

Je frissonne et m'assois à côté de lui. Je lui caresse le dos, il gémit de souffrance je crois. Un grincement à l'extérieur, sûrement la cuvette qui se fait vieille.

" - Tom... Qu'est-ce qui se passe Tomi ? "

Un soubresaut.

" - VA-T'EN! CASSE-TOI! JE NE VEUX PLUS TE VOIR! TU COMPRENDS VRAIMENT RIEN, TIRE-TOI AVANT QUE JE TE FRAPPE VRAIMENT! " hurle-t'il de plus en plus fort, le bras qui commençait à s'abattre sur moi.

Je reste immobile et commence à appeler Tom, criant pour qu'il revienne à son état normal. Soudain un autre bras m'agrippe et me sors de la cabine brutalement. Andreas referme la porte derrière moi et me tire à l'extérieur. On est dans le couloir. Je retiens mes larmes. Il me caresse la joue et me dis d'une voix ferme :

" - Putain, Bill! Pourquoi tu ne m'as pas écouté avant de te tirer en courant! A quoi tu t'attendais, hein? Il n'était pas bien, il aurait pu te faire du mal! Il n'est pas dans son état de d'habitude! Je vais appeler Léo, il va essayer de le ramener à la raison. Toi tu vas rester avec Tobi, ok? Allez Billou, courage, mon ange, se radoucit-il. "

Je fonds en larmes et tombe au sol. Je tremble. L'air me manque. Je respire de plus en plus difficilement. Mon c½ur cogne sourdement dans ma poitrine, me tue un peu plus à chaque battement.

" - Mon frère... Tom... Qu'est-ce que j'ai fait...Tom.. "

Andreas me chuchote des mots sensés me calmer, tandis qu'il appelle Léo en catastrophe.

" - Léo! Viens `de suite aux chiottes du haut avec Tobias. Les deux sont en larmes. Tom essaye de se faire vomir en chialant et a voulu tabasser Bill, qui maintenant pleure aussi. Grouille. "

Au résumé de cette situation, je sens mes larmes dévaler de plus belle. Andreas se traite de 'pauvre con, merde' avant de me serrer dans ses bras. Je vois Léo et Tobias arriver en courant à travers la paroi translucide de larmes abondantes qui recouvrent mes pupilles. Je demande à Andreas entre deux sanglots de dire pour Tom et moi à Tobias. Il m'assure qu'il le fera, puis se détache de moi et ordonne à Léo :

" - Va voir Tom. Sois calme et ne lui parle surtout pas de Bill, montre lui que tu es Léo, sinon il va vouloir te frapper. Essaye de le faire revenir... Si il s'énerve, appelle moi. Toi, Tobi, tu t'occupes de Bill. Je reste à côté, je dois te parler de quelque chose que Bill veut te dire. "

Léo a pris une inspiration et est rentré dans les toilettes. Le brun s'accroupit en face de moi et prend mes mains dans les siennes, essaye de réchauffer mes doigts froids. Il se détache peu après pour aller parler à Andreas. Tobias s'agite et commence à s'énerver, sûrement hargneux de ne pas comprendre les raisons de ce chaos.

" - J'y comprends rien! Qu'est-ce qu'il a ce Tom? Ils sont pas mariés, non?!Alors-
- Tobias, arrête." coupe Andreas.
"- Non, laisse-moi finir. POURQUOI il va vomir et crever de jalousie, pourquoi il le dévore des yeux toute la journée? Ils sont plus ensemble et il raconte partout que Bill l'aime encore pour s'en persuader, mais-
- TOBIAS! "


Je m'assois dos au mur et cache ma tête entre mes genoux. Les larmes se multiplient et glissent sur mes joues.

" – NON ! EXPLIQUE MOI ! JE VEUX COMPRENDRE!
- TU VAS TE CALMER OUI?? REGARDE BILL! Regarde comme il est.. Alors pour lui, au moins, arrête de crier et écoute moi."


Andreas, après avoir frôlé la crise diplomatique, commence à reprendre le contrôle de la situation. Je relève le visage, les yeux toujours remplis de larmes. Le brun baisse les yeux et hoche la tête, prend sur lui.

" Merci. Excuse- moi d'avoir crié, mais tu vas vite comprendre pourquoi je l'ai fait" dit-il, se radoucissant. "En fait, Tom et Bill n'ont jamais été ensemble. "

Tobias tique, mais ne bronche pas. Je le vois contracter sa mâchoire avec force et signifier à Andreas de continuer en hochant encore la tête.

" Raconter ça à tout le lycée et le chauffer vite fait était une sorte de... pari débile, ou de défi. » Il fait une pause, puis reprends : « Tom et Bill sont... jumeaux. Voilà, je t'écoute maintenant.
- Je... Putain... Je suis désolé. Mais, pourtant Andy, t'as bien vu qu'il le mate toute la journée!
- Sois pas jaloux: il le surveille, il ne le mate pas. C'est son jumeau, il veut le protéger. Il ne peut plus lui dire ses craintes en face, vu qu'il ne s'entende plus trop en ce moment, mais il reste fidèle à leur lien et le protège de loin du mieux qu'il peut", ment Andreas avec une facilité déconcertante.


Il me regarde avec un sourire triste de mentir, tandis que je lui renvoie une moue reconnaissante. La scène semble se dédramatiser légèrement, malgré que je sache que non, justement, le final approchait et que j'étais le seul à pouvoir y faire face. Soudain, un cri retentit dans les toilettes, certifiant ma thèse.

" - ANDREAS! "

L'interpellé jure...et se précipite. Je sens la fureur de Tom. Alors je me lève, mettant mes sanglots de côté mais laissant mes larmes couler. Je m'apprête à ce qui va suivre. Je retiens Andreas et hurle à Léo de sortir. Vu l'air que j'ai et la noirceur de mon regard, ils ont du comprendre qu'il valait mieux pour eux de la mettre en veilleuse et de me laisser prendre ''soin'' de mon frère. J'ai simplement conseillé à Andreas, avant de fermer la porte de l'arène derrière moi :

" - Ne laisse pas rentrer Tobias. Il serait capable de le tuer. "

Et j'ai claqué la porte. Tom est à présent à côté du lavabo. Son ample t-shirt blanc est trempé, collant par endroit à son torse pâle et fin. Les néons crasseux rendent l'ambiance de la pièce plus lourde et pesante encore par leur lumière orangée.
Léo avait dû vouloir lui passer de l'eau sur le visage, mais Tom s'est visiblement débattu. Il me fixe. Je m'avance vers lui, lentement. Je sais déjà ce que je dois faire. Ses yeux sont sombres et me crient de ne pas trop m'approcher. Je suis conscient qu'en ce moment Tom fait une crise de colère et qu'il n'a absolument presque aucun contrôle sur lui même.

La seule et unique fois, il avait essayé de m'étrangler lorsqu'on avait huit ans. Je savais qu'il l'aurait fait, mais j'avais encore totale confiance en lui. Maintenant je sais que dans ces moments là il n'y a que moi pour le faire revenir. Il y a huit ans, j'avais pleuré de réelle douleur pour la première fois de ma vie. J'avais commencé à vraiment manquer d'air, suffoqué, me sentir partir loin de lui. J'ai pleuré parce que je me rendais compte que Tomi me laissais mourir sans lui. Ce sont mes larmes sur sa main qui ont arrêté sa crise.

Je fais le calme dans mon esprit. Je suis à un mètre de lui. Il se plaque contre le mur. Il est plus conscient qu'il y a huit ans, il a compris et il se rappelle. Mais il doit me faire souffrir pour que j'éprouve le désespoir qui me forcera à faire le nécessaire, aussi cruel et horrible soit-il. Il ne veut pas me faire de mal, il se bat contre lui même. Je sais qu'il souffre de ne pas pouvoir tempêter. La porte s'ouvre. Une voix intruse se répercute dans la pièce.

" - Bill ? Ca va ? "

Je ne lâche pas les prunelles de Tom. Je n'esquisse pas un geste. Non, ca ne va pas. Va-t'en.

" - Andreas, si tu ouvres cette porte une fois de plus, tu vas le regretter amèrement. On sortira lorsqu'il sera calmé. Sors. "

J'avais sifflé ces mots avec hargne. Je dois le sauver. Je reporte mon attention sur Tom et me rapproche toujours de lui. Il faiblit. Déjà. Je vais devoir me battre. Il transpire. On n'est plus qu'à un demi-mètre l'un de l'autre. Je sais que je dois le toucher pour pouvoir le libérer ensuite. J'élève ma main vers son grain de beauté. La seule chose qui nous différencie. Je passe mon doigt dessus délicatement. Il ferme les yeux un instant, puis ce que je redoute arrive enfin. Sa main moite empoigne brutalement mon poignet et son autre main agrippe ma paume. Il se retourne et me plaque là ou il était une demi-seconde plus tôt. J'encaisse le choc silencieusement.

" - Je te déteste. " me crache-t'il
- " Non, tu as peur de moi... " rétorque-je avec un amusement feint.


Je me dégoûte d'avance. Je vais devoir le faire souffrir. C'est pourtant la seule solution. Sinon il va me tuer, nous tuer.
Il rit. Rire creux.

" De ce que je pourrais te faire ressentir... " je continue dans ma lancée.

Trop tard. Je ne peux plus retourner en arrière. Les larmes dévalent mes joues. Tom, pardonne-moi. Je cache mon trouble et humidifie mes lèvres en le fixant au fond des yeux. Il tressaille, je souffre. Je joue un jeu dangereux. Son corps à cinq centimètres du mien. Parfait. J'ai tout calculé. Je ne suis pas si maigrichon et mollusque que je veux bien le faire croire. Cinq centimètres suffisent. Ni trop loin, ni ... trop près.

Je joue avec mon piercing nerveusement, le tiraille, l'enroule. Je détaille le torse de Tom et laisse mes yeux virevolter sur son corps avec un air gourmand dans leurs prunelles. Je dois le faire. Tom commence à faiblir. Encore plus facile. Je me hais. Et si je le pinçais, tout simplement? Lueur d'espoir. De mes ongles, j'attrape sournoisement un millimètre de peau de son poignet. Par pure précaution, je me mors la lèvre en le dévorant des yeux en même temps.

Rien.
Mon c½ur se serre.

Je dois le faire. Un sourire aguicheur prend place sur mes lèvres. Je suis mort de peur. Malgré moi j'essaye de gagner du temps. Ce temps précieux. Le temps restant de ma vie sera terni par cette culpabilité s'il ne me pardonne pas.

" - De ce que tu ressens déjà... "

Je dois le faire. Je n'en ai pourtant aucune envie. Il y a huit ans j'avais simplement eu à pleurer, là c'est quelque chose de différent. Quelque chose de bien pire. Profiter de sa douleur pour l'affaiblir encore. Me tuer en même temps. Ce temps est venu.
Alors toute la force que je possède s'accumule dans mes paumes et je pousse Tom. D'un mouvement leste, je le rattrape avant qu'il ne tombe. Je le re-plaque ensuite à son endroit initial, échangeant une fois de plus les rôles. J'ai fait exprès que tout se déroule très vite pour qu'il n'ait pas le temps de comprendre. Peut-être même de s'en rappeler? Je dois le faire dans les règles de l'art, sinon j'ai à craindre pour ma vie et ma santé.

Maintenant.
Je me colle contre lui et me frotte langoureusement contre tout son être. Il gémit de bien-être, mais reste crispé. Je viens donc suçoter ses lèvres et leur métal avec gourmandise, pour franchir leur interstice quelques secondes plus tard. Je passe ma main sous son t-shirt trempé et le griffe amoureusement. Il ouvre plus largement la bouche, sa langue quémandant ardemment sa jumelle. Lorsque celle-ci se rencontrent enfin, je me sens planer. Son goût. C'était donc lui... Je suis en train de l'embrasser à pleine bouche et je sais qu'il est toujours en crise. Merde. Je sais quoi faire. Aller encore plus loin.

Sans arrêter de m'enivrer, sans toutefois le vouloir réellement, de ses lèvres et de ses baisers divins, une de mes mains lâche son torse et descend vers son boxer. J'essaye de limiter la casse et le caresse simplement par-dessus le tissu noir déjà tendu à craquer. Je fais mine de détacher nos bouches respectives pour déposer une série de baisers appuyés sur ses lèvres. Pitié. J'accentue les mouvements sur son boxer. Il gémit encore. Je perds pied et constance.

" Crie mon nom... Ou j'arrête. " je lui souffle à l'oreille.

Je descends dans son cou, que je m'applique à lécher. Plainte. Toujours pas de nom. Je prends le risque. Ma main glisse lentement sous son sous vêtement et commence des lents va et vient avec application. Je ferme les yeux et pleure dans son cou, tandis que je sens que je ne peux m'empêcher de réagir au niveau de mon l'entrejambe. Je ne veux pas. Je reviens butiner ses lèvres une dernière fois, savourant sa saveur avant de devoir fuir. Ma langue rencontre la sienne, serrant mon c½ur. Je plane pour la dernière fois et accélère les mouvements. Tuez-moi. J'essaye de rendre ma langue la plus audacieuse possible pour abréger la torture. Notre torture.
Soudain, la libération se presse.

" - Hann... Bill... "

Tout la pression de son corps se relâche. Il se libère dans ma main et je sens son âme s'apaiser. C'est fini.

" - Pardonne-moi..." je murmure.

Il glisse à terre, encore proie aux étoiles qui à présent ne lui appartiendront plus jamais. Je ne réfléchis pas. Je me rince les mains et je cours à l'extérieur. Juste avant de sortir, je l'entends murmurer d'une voix encore défaillante:

" - Je t'aime, Bill... "

Et je ferme la porte... et m'écroule à l'extérieur. Je l'ai sauvé. Mais à quel prix ? Je m'accroche aux briques rouge sang du mur et me relève seul. La symbolique mentale sera bien plus ardue. Andreas est en face de moi. Il me regarde d'un air bouleversé.

" - Léo... Va chercher Tom, steuplais. Il a terminé sa crise. Tu peux l'emmener à l'infirmerie?
- Bill, ca va ? " s'inquiète d'abord Léo.


Je suis encore en plus piteux état qu'avant d'être rentré.

" - Tom... est pire que moi. " fût ma seule réponse.

Tobias est là. Il me prend la main. La mauvaise main. Je sursaute.

" - Tobi, j'te mérite pas. Ne me touche pas. Je veux me laver.
- Tobias, tu peux aller chercher nos sacs? Personne est en état d'aller en cours je crois. "


Je lui lance un " Pardon.. " avant qu'il ne tourne les talons. Il se retourne vers moi et me sourit avant de m'envoyer un bisou et de continuer sa route. Andreas me fixe. Il sonde mon visage pour essayer de deviner ce que j'ai fait pour le calmer. Mes larmes coulent seules.

" - C'est la deuxième fois. Il y a huit ans il avait fait pareil, je ne sais même pas pourquoi. Il est toujours cool, mais des fois trop de choses s'accumulent et ca devient dangereux. Il avait essayé de m'étrangler. J'ai pleuré de douleur morale pour la première fois de ma vie. Ce qui l'a calmé ce sont mes larmes sur ses mains. J'allais p-p-artir...
- Mon dieu. Putain, Bill. Arrête de pleurer. C'est fini.
- Non. Non. Non! Il va m'en vouloir. Il va espérer. Il va être triste. Andreas... T'avais raison ce matin. "


Il baisse la tête.

" - Tu l'as embrassé pour qu'il se calme?
- Et branlé. Il fallait qu'il dise mon nom. Pour qu'il réalise."


J'étrangle un sanglot. Andreas frissonne et me caresse doucement l'épaule.

" - Bill... Est-ce que tu le voulais? " me demande-t'il de plus en plus paniqué.
- Non...Juste l'embrasser, mais pas au début. " je murmure.
" - Sois sincère, d'accord? T'as aimé ca?
- Oui... "


Un poids me tombe du c½ur. Je ne l'ai pas totalement trahi puisque j'en avais envie aussi, malgré les circonstances. De ma main gauche, je sèche mes larmes et éclate d'un rire nerveux. Ce n'est pas si grave. Si ca se trouve il ne s'en rappellera même pas.

xXx

Aloooors ?
Ce mini-lemon, pas trop naze et insinifiant ? La scène dans les toilettes n'est pas trop absurde? Je crois que ce chap' c'est vraiment soit on adore, soit on abbhore XD. Je vous écoute, dites moi tooouuut :D.

Merci encore à vous toutes :')
MERCI-MERCI-MERCIIIII-

Bisous tout plein ( ;D pour Flo' qui me manque... )

So'














# Posté le dimanche 02 mars 2008 02:45

Modifié le jeudi 13 mars 2008 15:10

Le nouveau chapitre :D! *avec des bisoooous*

Quelques heures plus tard, nous sommes tous les cinq entassés dans l'appartement de Tobias , situé aux alentours du lycée. J'ai tenu à prendre une douche en tout premier lieu. Je crois qu'Andreas a signifié aux deux autres qu'il ne fallait poser aucune question sur ce qui s'était passé à côté de ces lavabos. Je suis en train de me frotter énergiquement la totalité du corps avec un gant de toilette, comme pour effacer les preuves. Preuves de ma culpabilité.
Deux coups sur la porte.

« - Chéri ? T'es sûr que ça va ? Ca fait bientôt une demi-heure que t'es là-dessous... » demande une voix inquiète et pleine de tendresse. J'ai reconnu Tobias.

Je ne réponds pas. Je ne vais pas lui crier mon désespoir à la figure dès nos premières heures en couple. Il re-toque, cette fois-ci plus fortement.

« Bill... Si tu ne réponds rien, j'entre. De toute façon je ne verrais rien, la vitre est presque totalement opaque. »

Seul mon silence lui répond. Je m'en fiche qu'il rentre ou non. Je sais bien que la vitre n'est pas transparente et j'ai une serviette à portée de main si nécessaire. La porte s'ébranle et j'aperçois l'ombre se faufiler dans la pièce. Il s'approche de la cabine, pour finalement s'asseoir à côté, sur les toilettes. Je sens son regard se promener sur ma silhouette.

« Je voulais te parler. Je ne veux pas savoir ce qu'il s'est passé à l'intérieur, je crois que ça ne vous regarde que vous deux et que c'est déjà assez compliqué et difficile sans que je fourre mon nez dans vos histoires. Je sais que pour toi ça a dû être dur. Je voulais que tu saches que j'ai bien remarqué que Tom et toi c'est bien différent d'une simple relation entre jumeaux. Il y a autre chose, de son côté du moins. Il cache des plaies, mais ça je crois que tu le sais mieux que moi. »

Je coupe le jet d'eau brûlante. J'attrape la serviette qui pendait à moitié à la paroi de la douche et la tire pour pouvoir m'enrouler quelques secondes plus tard à l'intérieur. Je sors ensuite, le corps encore constellé de minuscules gouttes d'eau éparpillées sur ma peau diaphane. Tobias me détaille, un sourire timide et envouté à la fois. Il me somme de m'asseoir sur ses genoux, ce que j'exécute un instant plus tard. Il me frictionne le dos délicatement pour me réchauffer et me colle à son sweat ample juste comme il faut. Je suis assis perpendiculairement sur ses jambes et pose ma tête contre son épaule avec précaution. Les images me hantent. Je me niche plus profondément dans son cou et respire son odeur à pleins poumons.

« - Allez, je vais m'habiller maintenant. Ca te déranges de sortir une minute ?
- Pas du tout » dit-il en me poussant doucement les fesses de ses genoux pour pouvoir se lever.
- « Hey , juste ! T'as pas une s½ur imaginaire ou ta mère qui aurait du crayon par ici ? »

Il rigole doucement avant de farfouiller pour trouver un tube d'eyeliner et me le tendre avec un demi-sourire amusé. Il m'envoie un baiser avant de fermer la porte. Un sourire attendri prend possession de mes lèvres. Je l'aime beaucoup Tobi, sans toutefois en être réellement amoureux je pense. Je réfléchis aux seules fois ou j'ai été amoureux durant ma vie, tout en ajustant mon jean et maquillant mon ½il gauche. Lorsque je décrivais la courbe de mon ½il droit, j'ai eu un genre d'illumination. Je n'ai jamais été amoureux. Toujours une grande affection, ou de l'admiration profonde. Jamais d'amour.

Je soupire. J'aurais aimé être amoureux. Et au fond de moi je crois que Tobi me convient parfaitement. Une personnalité bien trempée, tout en gardant un regard très critique sur lui-même . Quelqu'un de calme et posé, de sensible mais qui sait faire la part des choses. Pour ne rien gâcher, il est parfaitement à mon goût. Sa présence m'apaise et ses yeux me font décoller.

Et je franchis la porte. Je sais qu'ils sont tous dans le salon. Je m'avance, pour les voir autour d'une pizza. Je dévisage Tom. Il a l'air perdu, mais encore bouleversé. Il lève les yeux vers moi et je sens mes joues et mon cou s'embraser malgré moi. Je me pose à côté de Tobi et prend sa main dans la mienne. Andreas me regarde avec un air désolé avant de me dire :

« - Je crois qu'il vaudrait mieux que Tom et toi vous parliez maintenant avant de cacher ça au plus profond de vous. La chambre de Tobi est libre, je crois ?
- Yep. Allez-y les gars, et prenez votre temps. »

Les joues encore rosées, je questionne Tom du regard. Il a l'air de ne pas être contre. Je n'ai plus le choix à présent. Je me lève donc à contre c½ur et suis Tom, la tête baissée à travers le couloir. Il ouvre la porte doucement et va s'asseoir sur le lit double. Je me positionne en face de lui, sur un genre de pouf raplaplat. Je rougis furieusement et essaye de cacher mon visage derrière ma masse capillaire.

« - Bill... Arrête de rougir. Je comprends que tu aies fait ça, me dit-il d'une voix calme et posée. C'est plutôt à moi de m'excuser pour ces putains de crises qui te mettent en danger !
- Non, tu comprends pas. Qu'est-ce que j'ai fait ?! Merde Tom, je t'ai branlé !
- Arrête de te torturer Bill... Tu as fait ce que tu devais faire. T'as deviné.
- Je m'en veux... Je n'avais pas à te toucher ! »

Il me regarde d'un air affectueux. Il bat des cils d'un mouvement gracieux. Ses yeux noisette me soufflent milles mots d'amours, tous plus doux les uns que les autres.

« - Bill, soupire-t-il. Si ça peut te rassurer, tu... l'as fait merveilleusement bien. J'ai adoré ça, putain...dit-il avec un sourire significatif. Les deux choses.
- TOM ! je crie en prenant une teinte très vive. On s'en fout de ça, c'est pas le problème, je réplique précipitamment !
- Tes copains doivent être comblés... dit-il d'une voix pensive et rêveuse. »

Je grimace.

« - Laisse-moi une dernière fois goûter à tes lèvres... Je t'en supplie, souffle-t'il d'un air plus sérieux que jamais.
- Je ne peux rien dire contre cette proposition. »

Je me lève sans vraiment que ce soit prémédité et viens m'échouer sur ses genoux. Les miens encadrent son torse, repliés tout contre lui. Je suis face à son visage, exactement à sa hauteur. J'enlace sa nuque de mes doigts agiles et décide de le laisser mener la cadence cette fois-ci. Un moment d'appréhensions et de remords est balayé par ses yeux qui se rapprochent des miens.
Il entrouvre ses lèvres et les dépose sur les miennes. On reste quelques secondes de cette façon, puis je glisse ma langue délicatement vers la sienne. J'en profite pour m'avancer sur lui, collant nos bassins. Lui, agrippe mon dos et me plaque d'autant plus contre lui. Je gémis doucement lorsqu'il me mord les lèvres d'une de ses canines qu'on a pointues. Je caresse sa nuque, son cou, sa joue, viens dessiner sa mâchoire. Je finis par attraper son visage entre deux de mes mains pour approfondir le baiser. Sa saveur me rend dingue. J'oublie que je suis casé et surtout avec qui. Je me frotte doucement contre lui, avant de me rendre compte que ça pourrait déraper rapidement. Il m'attire indéniablement. La bosse qui perle sur mon jean moulant en donne la preuve, surtout lorsque celle de Tom lui fait écho.

Je me colle donc encore à lui, l'embrasse avec passion et... un amour débordant, je crois. Et je me détache de lui tout délicatement. Il semble horriblement absent. Ses joues sont rouges, ses lèvres écarlates. Il me dévore du regard. Je fonds et rougis en sentant l'expression de mon désir se faire plus appuyée lorsqu'il balaye mon corps d'un regard appréciateur.

Il me souffle un « Merci... », avant d'effleurer mes lèvres de son index d'un air rêveur. Je me lève et lui tends une main, qu'il attrape délicatement. Je crois qu'on a vraiment l'air d'un couple, d'un point de vue extérieur. Autant qu'avec Tobias. Je soupire. Lorsqu'on franchit la porte du salon, nos mains s'étaient séparées un instant auparavant. Je souris doucement à Andy, et prend une part de pizza avant de m'asseoir aux côtés de Tobias.

« - Tom, ça va mieux alors ? demande Léo.
- Hm, si on peut dire ça, dit-il en me dévisageant.
- Tu pourrais nous expliquer ce qu'il s'est passé ? Enfin, les causes, je veux dire.
- Je fais des crises de ce genre très rarement. Je tiens à ce qu'aucun de vous trois ne le répète, parce que crois que je pourrais être interné pour ces choses là. Je suis dangereux, surtout avec Bill.»

Je ne dis rien, je regarde simplement les trois autres promettre de ne rien divulguer. La pizza est froide, mais je mâchonne sans commentaires. Plusieurs minutes passent de cette façon, c'est-à-dire je mange tandis qu'il blablatent. Une fois mon estomac enfin rempli, je demande à mon homme si je peux lui emprunter sa brosse à dent, ce à quoi il répond à l'affirmative.

« - La rouge, tu peux pas te tromper =).
- Merci. »

Et je tourne les talons. La véritable raison de ce besoin de brosse à dent est que je sens encore la saveur du jumeau me tirailler et se faner, me donnant envie de lui sauter dessus à chaque instant. J'espère que le goût chlorophylle va faire disparaître ces symptômes étranges. Je crache et m'essuie la bouche. Je me sens mieux, ou du moins moins pur et sale.

Je n'ai pas entendu Tom se glisser dans la salle de bain à son tour, pour venir entourer mon torse de ses bras protecteurs et me souffler à l'oreille, d'un ton plus que mutin :

« - Je me sens beaucoup mieux à présent que je sais que je te plais aussi. Et pas qu'un peu...insinue-t'il.
- Ne va pas te faire d'idées fausses. Tu me plais, mais rien de plus. Je suis casé je te rappelle.
- Aucune importance. N'oublie pas Bill... tu m'appartiendras toujours. »

Il passe sa main sous mon t-shirt et effleure la barrière de l'élastique de mon boxer d'un doigt. Il m'embrasse le cou, lèche passionnément l'endroit choisi. Je ne fais rien, je laisse simplement tomber ma tête en arrière, lui offrant la totalité de mon cou. Il vient butiner mon oreille et s'acharne sur un bout de ma carnation de ses lèvres fraîches. Il suçote ce bout de peau et je ne peux m'empêcher d'apprécier. Le mot est dérisoire par rapport aux sensations qu'il m'apporte.

Je réalise qu'une demi-minute plus tard, alors que ses lèvres étaient toujours attardées sur cette parcelle de peau. Cet abruti est en train de me colorer le plus vif suçon de tous les temps, aspirant avidement ma chair pâle. Je m'efforce de me souvenir de ces sensation interdites, ferme les yeux une demi-seconde avant de le repousser et feindre la colère ainsi que la surprise:

« - TOM ! Mais qu'est-ce que tu fous ?! J'ai un copain, je te rappelle !
- C'est sensé me déranger ? Je te fais de l'effet, autant en profiter... »

Il se rapproche de moi et s'apprête à me reprendre au creux de ses bras. Je me débats et cours hors de la salle de bain. Il commence vraiment à me faire peur avec ces avances récurrentes. Je me précipite dans le salon, ajuste nerveusement mes cheveux autour de mon superbe suçon, afin que Tobias ne remarque rien.

Ils me dévisagent bizarrement lorsque je m'assois à ma place. Je cherche dans ma tête une excuse valable à ma course, pour enfin la balancer avec un sourire éclatant :

« - Il m'a arrosé ! Héhéhéhéh ^^'.
- Tout s'explique... Il t'a mouillé ton brushing, c'est ça ? »

Ils ont l'air perplexe, mais pourtant mon excuse était imparable ! Tobias m'observe d'un air attendri, avant de capturer mes lèvres avec empressement. Je me surprends à chercher le piercing de Tom. Je dois y être habitué, j'ai presque plus embrassé mon jumeau que mon mec aujourd'hui. Je me ressaisis vite et m'efforce de déconcentrer Tobi de ma vaine recherche de métal autour de ses lèvres pleines. Je m'assois donc sur ses genoux et m'applique à me coller le plus possible à lui. Je fais pourtant bien attention à ne pas embrasser son cou, en espérant qu'il n'ai pas l'idée saugrenue de venir visiter le mien.

Fatigué de cette journée, je finis allongé sur le canapé, la tête au niveau de ses cuisses me servant d'oreiller. Une légère bosse déforme son pantalon noir depuis que j'ai fait mine de bouger la tête et ai un peu trop 'frôlé' son entrejambe. Je lui tiens la main, dont je caresse la paume du bout du doigt. Tom n'a pas l'air très jaloux, bien au contraire. Il a pris de l'assurance, même trop je trouve. Je n'aurais jamais dû l'embrasser etc, vu les conséquences actuelles. Il va nous pourrir la vie, à moi et Tobi, je le sens bien comme ça.

Soudain, le brun commence à jouer avec une mèche de mes cheveux. Alerte rouge. Je fais mine de me gratter, puis me relève en m'étirant assez brusquement. Tom a compris mon lever précipité, et même s'il ne semble pas prendre le fait de cacher ce suçon à c½ur, il tient apparemment à ce que je n'ai pas de problème avec ça aujourd'hui.

« - Allez, Bill ! Il faudrait p'têt qu'on rentre maintenant, Gordon voulait qu'on aille voir son groupe en fin d'après-midi, non ?
- Oh merddde, j'avais zappé ! Désolé les gars, on doit y aller... Merci pour tout Tobi...»

Quel mauvais comédien... J'esquisse un sourire d'excuse et me lève. Je dis au revoir à Andreas et Léo rapidement, non sans un clin d'½il pour le blond, puis me dirige vers Tobi. Je dépose rapidement mes lèvres sur les siennes et me décolle un instant plus tard. Il proteste et me ramène à lui pour me dévorer les lèvres avec assiduité. Je me laisse faire, puis les quitte avec un sourire pour leur propriétaire.
Tom commençait à s'impatienter. Dès qu'on atteint le perron, il me prend la main, avant de soupirer :

« - Eh bah ! C'était pas trop tôt... Ce mec est une vrai sangsue, on dirait même qu'il est jaloux.
- Laisse mon chéri tranquille, Tom, dis-je en séparant nos main et dévaler les escaliers à toute allure.
- N'empêche que ton chéri tu l'as déjà trompé au moins deux fois aujourd'hui... Record battu, étant donné que ça fait que depuis ce matin que t'es avec ! rie-t-il.
- Ta gueule Tom, arrête de faire ton malin deux minutes ! »

Je commence à être de mauvaise humeur, surtout que je me rends compte qu'il m'attire de plus en plus. Je me renfrogne et me concentre pour résister. Tom me rattrape et niche de nouveau ma main dans la sienne.

« - Amour... J'aime pas quand t'es énervé contre moi... »

Son visage est sincère et réellement désolé. Surtout parfait à se damner lorsque ses yeux semblent m'implorer de l'aimer. J'empêche les miens de leur crier 'volontiers' .

« - Dans ce cas, ne fait pas tout pour m'énerver, Tomi ! lui reproche-je d'une voix pourtant douce.
- Tomi ?! »

Il éclate de rire à gorge déployée.

« Je t'appelle Amour et toi tout ce que tu me sors c'est Tomi ! Quel romantisme :) ... ironise-t-il.
- Je te signale que je n'ai pas à être romantique avec toi, TOM. Tu es mon jumeau, pas mon mec ! dis-je sèchement. »

Il me regarde d'un air indescriptible. Nous sommes arrivés devant l'arrêt de bus. Il regarde les gens autour de nous, puis dépose ses lèvres sur les miennes brièvement. Je le repousse brutalement et le fusille du regard. Je m'écarte le plus possible de lui pour m'asseoir sur un banc et sortir mon mp3. Je démêle mes écouteurs avec lenteur. Le dreadeux s'assoit doucement à mes côtés cinq minutes plus tard, pour me demander tout près de mon oreille :

« - Bill... Je peux écouter avec toi ? »

J'hoche la tête, sans un regard pour lui. Il semble pourtant satisfait. Je m'en fous de ce qu'il aimera ou pas, je branche du Green day à fond. 'Wake me up when september ends', pour être plus précis. Le bus arrive trente secondes plus tard. Sans me soucier de lui, je me lève et lui arrache l'écouteur. Je rentre et m'assois au fond du bas, après avoir remis mes deux écouteurs. Je ne comprends rien. Il ne se comporte pas comme il le devrait. Un frère n'est pas sensé embrasser son frère ?! Et encore moins jumeau !

Il s'assoit à mes côtés et pose sa main sur mon genou, le caressant tendrement. Il prend délicatement un de mes écouteurs et l'amène à son oreille, puis il ne prononce pas un mot du voyage. Je sens pourtant son regard posé sur moi du début à la fin. Une fois arrivés à la maison, Maman est là. Elle nous regarde écouter la même musique et en semble plus que surprise.

« - Soit Bill a mis du Samy Deluxe sur son Ipod ou bien Tom s'est enfin décidé à changer de goûts musicaux ?
- Aucun des deux, Mama :), éclaircit Tom.
- Dans ce cas... Vous avez été bien long, on mange bientôt. Pour une fois qu'on est ensemble ! »

Je grommelle.

« - Mama, je n'ai aucune envie de manger. J'ai envie de vomir plutôt. Je préfèrerais aller me coucher tout de suite...
- Bill ! Depuis que tu es dans ce lycée tu es complètement différent ! Qu'est-ce qui se passe ? Mon fils serait-il amoureux ?
- Laisse-le tranquille, M'ma. Je suis pareil que lui. Allez, Bill on va se coucher.
- Bon appétit... dis-je.
- Ouep ! »

Notre mère a l'air contrariée, mais je ne compte pas manger une deuxième fois. Je me suis déjà gavé de pizza il n'y a même pas une heure. Je rentre dans ma chambre, balance mon sac de cours sur le sol et va à la salle de bain. Je m'y ferme à double tour cette fois-ci, et fais couler la douche tout en me déshabillant.

Une demi-heure plus tard, je suis propre. Nettoyé de fond en comble. Mes cheveux d'ébènes gouttent sur mon dos et dévalent ma chute de reins. Je me jette sur mon lit en boxer et me roule immédiatement en boule dans mes couvertures. J'éteins la lumière, quand tout à coup ma porte s'ouvre.

« - Coucou mon ange... Je viens dormir avec toi ce soir :D. »

C'est la plus grosse blague que je n'ai jamais entendue de toute ma putain d'existence.

# Posté le dimanche 16 mars 2008 17:02

Modifié le samedi 29 mars 2008 14:00